Des définitions courtes des termes que vous rencontrerez en achetant ou en louant un conteneur, ou en demandant un devis d’inspection ou de réparation. Chaque définition se lit de façon autonome ; pour aller plus loin, nous renvoyons vers les guides correspondants et nos outils gratuits.
Normes et organismes
CSC (Convention sur la sécurité des conteneurs)
La Convention internationale sur la sécurité des conteneurs, adoptée en 1972 par l’Organisation maritime internationale (OMI, en anglais IMO). Elle exige que les conteneurs utilisés dans le transport international soient construits selon un modèle agréé, portent une plaque d’agrément de sécurité et soient examinés régulièrement.
Plaque CSC
La plaque d’agrément de sécurité portant l’intitulé « CSC SAFETY APPROVAL », fixée à demeure sur la porte du conteneur. Elle indique la référence d’agrément, la date de fabrication, le poids brut maximal ainsi que les valeurs d’essai de gerbage et de rigidité transversale (racking) ; le statut d’examen figure sur la plaque ou à côté. En savoir plus : guide de la plaque CSC.
PES (programme d’examen périodique)
L’une des deux méthodes d’examen reconnues par la Convention CSC. Le premier examen a lieu au plus tard 5 ans après la fabrication, les suivants à intervalles de 30 mois au maximum ; la date du prochain examen est inscrite sur la plaque.
ACEP (programme d’examen continu approuvé)
Programme d’examen continu que le propriétaire du conteneur a fait approuver par l’Administration. Le conteneur est examiné régulièrement lors des échanges de début et de fin de location (on-hire/off-hire) et lors des réparations, sans jamais dépasser 30 mois entre deux examens. La plaque porte un numéro ACEP au lieu d’une date. En savoir plus : guide ACEP.
IICL
L’Institute of International Container Lessors – l’association des loueurs internationaux de conteneurs. Ses manuels d’inspection et de réparation constituent les critères reconnus par la profession pour évaluer et réparer les dommages sur les conteneurs en location.
ISO 6346
La norme internationale qui définit le codage, l’identification et le marquage des conteneurs. Elle fixe la structure du numéro de conteneur, le mode de calcul du chiffre de contrôle et les codes taille-type. En savoir plus : guide du numéro de conteneur.
BIC
Le Bureau International des Containers, basé à Paris. Il enregistre les codes propriétaires – les trois premières lettres d’un numéro de conteneur ; un même code n’est jamais attribué à deux entreprises.
Le numéro de conteneur
Numéro de conteneur
Identifiant de 11 caractères défini par la norme ISO 6346 : un code propriétaire (3 lettres), un identifiant de catégorie d’équipement (1 lettre), un numéro de série (6 chiffres) et un chiffre de contrôle (1 chiffre). Exemple : CSQU 305438 3.
Code propriétaire
Les trois premières lettres du numéro de conteneur. Ce code identifie le propriétaire ou l’exploitant du conteneur ; il est enregistré auprès du BIC.
Catégorie d’équipement
La quatrième lettre du numéro de conteneur : U désigne un conteneur de fret, J un équipement amovible lié au conteneur et Z les remorques et châssis.
Chiffre de contrôle (check digit)
Le dernier chiffre du numéro de conteneur. Il est calculé à partir des dix premiers caractères selon un algorithme modulo 11 et permet de détecter les erreurs de saisie. Le calculateur de chiffre de contrôle le vérifie en quelques secondes.
Code taille-type
Code de quatre caractères inscrit sous le numéro de conteneur ou à côté. Le premier caractère indique la longueur, le deuxième la hauteur et les deux derniers le type : 22G1 désigne un conteneur standard (dry) de 20 pieds, 45G1 un conteneur dry High Cube de 40 pieds.
Types de conteneurs
Conteneur standard (dry, usage général)
Le type de conteneur fermé le plus répandu, utilisé pour les marchandises sèches. Il existe en longueurs de 20 et 40 pieds ; sa hauteur extérieure standard est de 2,591 m.
Conteneur High Cube (HC)
Type de conteneur plus haut de 30,5 cm qu’un conteneur standard : sa hauteur extérieure est de 2,896 m au lieu de 2,591 m. L’emprise au sol est identique ; la hauteur supplémentaire est utile pour les marchandises volumineuses.
Conteneur Open Top
Conteneur à toit ouvert : au lieu d’un toit fixe, il est fermé par une bâche amovible posée sur des arceaux. La marchandise est chargée par le haut, à la grue.
Conteneur Flat Rack
Type plateforme (plateau), sans parois latérales ni toit. Les marchandises hors gabarit et les colis lourds de projets industriels sont chargés par le côté ou par le haut.
Conteneur frigorifique (reefer)
Conteneur isotherme à température dirigée, équipé d’un groupe frigorifique intégré à l’extrémité avant. Points d’entretien : guide d’entretien des conteneurs frigorifiques.
Pour les dimensions extérieures et intérieures, le volume et la tare de chaque type, consultez le tableau des dimensions de la visionneuse 3D de conteneurs.
Dimensions et poids
Tare
Le poids à vide du conteneur. En général, environ 2 230 kg pour un conteneur standard de 20 pieds et environ 3 740 kg pour un 40 pieds ; il varie selon le fabricant.
Poids brut maximal
Le poids le plus élevé que le conteneur peut atteindre avec sa cargaison (Maximum Operating Gross Mass, masse brute maximale d’exploitation). Il est indiqué sur la plaque CSC en kg et en lbs.
Charge utile
Ce qui reste lorsqu’on soustrait la tare du poids brut maximal : le poids maximal de marchandises que l’on peut charger dans le conteneur.
TEU
Twenty-foot Equivalent Unit, en français EVP (équivalent vingt pieds). Un conteneur de 20 pieds compte pour 1 TEU et un conteneur de 40 pieds pour 2 TEU ; les capacités des navires et des ports s’expriment dans cette unité.
Charge de gerbage admissible
La charge totale qui peut être gerbée, c’est-à-dire empilée, sur le conteneur (pour 1,8 g). Elle est indiquée sur la plaque CSC.
Valeur d’essai de rigidité transversale (racking)
La valeur d’essai qui indique l’effort transversal que la structure du conteneur doit supporter sous l’effet du roulis du navire. Elle est indiquée sur la plaque CSC.
Inspection et réparation
Expertise (survey)
L’examen sur place de l’état d’un conteneur par un spécialiste, suivi d’un rapport. Selon l’objectif, il prend la forme d’un examen CSC ou ACEP, ou d’un rapport de dommages, d’état général, après réparation ou de saisissage (lashing). En savoir plus : inspection de conteneurs.
Rapport de dommages
Rapport qui documente, photos à l’appui, l’emplacement, l’étendue et la cause des dommages constatés.
Rapport d’état général
Relevé photographique complet de l’état structurel et esthétique d’un conteneur. Il est utilisé avant une vente ou une location.
Rapport après réparation
Rapport qui confirme de manière indépendante qu’une réparation est conforme aux normes IICL. Pour les conteneurs en location ou qui changent de propriétaire, il permet à l’autre partie d’accepter le conteneur en toute confiance.
On-hire / off-hire
La remise d’un conteneur loué au locataire (on-hire) et sa restitution en fin de location (off-hire). Les conteneurs couverts par un ACEP sont examinés lors de ces échanges.
PTI (inspection avant voyage)
Pre-Trip Inspection : le contrôle du groupe frigorifique d’un conteneur reefer, effectué avant chaque chargement selon la procédure de test du fabricant.
Lashing (saisissage)
L’arrimage de la cargaison. Un rapport de saisissage (lashing) atteste que le dispositif de saisissage et le matériel utilisé sont adaptés au transport.
Pièce de coin (corner casting)
Les blocs en acier moulé placés aux angles du conteneur ; c’est par ces points que s’effectuent le levage, le gerbage et l’arrimage. Leurs dimensions sont définies par la norme ISO 1161, et la recherche de fissures y est essentielle lors de l’inspection.
Transformation
Transformation de conteneurs (conteneur aménagé)
La transformation d’un conteneur de fret standard en bureau, café, local de stockage, bâtiment de chantier ou espace de vie, grâce à des travaux de découpe, de renforcement, d’isolation, d’électricité et d’aménagement intérieur. En savoir plus : transformation de conteneurs et le guide pour transformer un conteneur en bureau.